[Traduction] Privilège masculin, Déraillements de la Discussion et la Politique de la Politesse

(Traduction de Male Privilege, Discussion Derailments and The Politics of Politeness posté sur Vegan Feminist Network)

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J’ai eu une conversation hier avec un collègue qui soutient la violence et les réformes de bien-être dans la lutte pour les droits des Animaux Non Humains. En tant qu’abolitionniste, je rejette ces tactiques, étant non seulement bancales idéologiquement mais contreproductives. Les débats violence/non-violence et abolition/bien-être ont une longue histoire derrière eux dans le mouvement, et les débats sur leur efficacité n’en finissent pas. De par ma spécialisation dans la théorie du mouvement social développée durant ma vie universitaire, j’ai un avis plutôt forgé sur ce genre de sujets. Mon collègue, cependant, n’est pas universitaire et n’est pas versé dans la science des mouvements sociaux, basant sa position sur le discours dominant (dirigé par les hommes) du mouvement. Au fil de la discussion et vu que je maintenais fermement ma position sur le sujet, mon collègue a fait remarquer qu’il ne pensait plus pouvoir me parler sans être au final accusé de sexisme. C’était peut-être parce que j’utilisais le langage du privilège pour discuter de la domination des organisations welfaristes dans le mouvement, ou peut-être parce que j’ai fait remarquer que les tactiques violentes sont patriarcales et tendent à attirer les hommes. Peu importe la raison, on me pointait du doigt pour avoir communiqué ma position dans le cadre de l’inégalité. Je ne l’ai certainement jamais accusé de sexisme. Cependant, il m’est vite venu à l’esprit que mon collègue n’avait pas formulé cette affirmation suite à une véritable exaspération, mais plutôt comme outil de manipulation visant à faire dérailler la discussion et rétablir la suprématie masculine.

Les hommes sont conditionnés à s’attendre à dominer le débat. Ils sont conditionnés à croire qu’ils ont raison, que leur opinion importe, et que cette opinion est la plus importante. Ce n’est pas basé sur l’expérience ou sur la connaissance, mais plutôt sur leur statut social privilégié en tant qu’homme. Les femmes, à l’inverse, sont conditionnées selon la politique de la politesse. On nous apprend à donner plus d’espace de parole aux hommes, à estimer leurs opinions peu importe leur ridicule ou leur offense, pour apaiser leurs égos, etc. Des décennies de recherches sociologiques sur la discussion, le langage, et l’espace social concernant les interactions mixtes ont confirmé que les hommes parlent plus, ils occupent plus d’espace, ils dictent la discussion, et leurs opinions sont vues comme plus crédibles et légitimes. Les femmes, au contraire, parlent moins, soutiennent plus, et occupent moins d’espace. Leurs opinions sont également extrêmement dévaluées.

Lorsque les hommes se plaignent de ne pas pouvoir dire quoi que ce soit sans être accusés de sexisme, voici ce qu’ils disent réellement :

1. Je suis habitué à avoir le contrôle de la conversation; votre conscience de la politique sexuelle rend difficile pour moi d’adopter en douceur ce privilège invisible.

2. Je suis habitué à pouvoir parler de n’importe quel sujet sans qu’on remette en question mon autorité, la possibilité qu’on m’accuse de sexisme interfère avec mon autorité.

3. J’utilise la politique de la politesse pour vous confondre à donner priorité à mes sentiments et intérêts.

4. La théorie féministe est une charade. Le sexisme n’est pas réel, vous utilisez juste cette rhétorique pour gagner le débat.

Cette tactique est une variante de la « tone-policing » (ndt : littéralement « police du ton » : se concentrer sur la manière dont on dit quelque chose, peu importe qu’elle soit vraie ou non). Plutôt que se concentrer sur l’argument développé, un déraillement est créé en invoquant l’égo masculin meurtri, le caractère de la femme, et l’authenticité du féminisme. Les femmes sont détournées d’un sujet sur lequel elles peuvent exprimer leur propre autorité lorsque les hommes exploitent la féminité et font pression sur les femmes pour qu’elles montrent du respect à la structure sociale patriarcale. La validité de mon argument se trouve mise sur le côté, je dois d’abord m’occuper de ses sentiments. Ne pas s’occuper d’abord des sentiments des hommes est un pêché capital dans le patriarcat. Être une femme avec une opinion éclairée semble également être une grande offense.

Enfin, il est extrêmement important de reconnaître que lorsque nous individualisons l’oppression, nous obscurcissons sa nature systémique. Si nous ne pouvons pas débattre d’oppression systémique parce que les gens de privilège donnent priorité à leur inconfort pour ce qui semble être une attaque personnelle, nous ne pourrons pas avoir les discussions importantes nécessaires pour créer une société égalitaire. En faire une question personnelle (« Hey, je ne suis pas sexiste ! » ; « Hey, tu dis que je suis un raciste ?! ») fait sérieusement dérailler la conversation. Au lieu de remettre en question l’oppression culturelle,             les militantes se voient amenées à s’occuper des sentiments de personnes de privilège qui sont habituées à être à l’abri de l’inconfort. Cela devient extrêmement pénible pour les personnes oppressées de devoir se plier en permanence aux sentiments des personnes privilégiées. Faire cela redirige l’attention des oppressés vers les oppresseurs. Cela ferme également le dialogue, interfère avec la pensée critique, et entrave le travail de justice sociale.

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[Traduction] L’alimentation végétalienne des vegan·es : bonne pour la santé ?

L’alimentation végétalienne des vegan•es : bonne pour la santé ?

Posté le 13 septembre 2014 sur There’s an Elephant in the Room

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Une alimentation végétalienne n’est pas le véganisme ?

Vous pourriez avoir lu qu’une alimentation végétalienne et le véganisme ne sont pas synonymes. C’est correct, mais je n’ai compris cette différence que lorsque je suis devenue vegane, et je vois encore beaucoup de confusion à ce sujet, certains affirmant que faire la distinction entre les deux est pédant. Donc avant de discuter de la question santé qui est le sujet de ce billet, j’aimerais clarifier la différence. L’incompréhension fondamentale est présente chez ceux qui considèrent le véganisme comme un régime alimentaire, beaucoup d’entre eux choisissant l’alimentation végétalienne pour les bénéfices sur la santé dont ils profiteront certainement. Si le véganisme était un régime alimentaire, alors faire la différence entre les deux serait en effet « du chipo » (pour reprendre une accusation).

La perception du véganisme comme régime alimentaire peut donner lieu à toutes sortes d’incompréhensions et pourquoi ne serait-ce pas le cas ? Après tout, un régime alimentaire a tendance à être quelque chose que nous adoptons pour notre propre bénéfice pendant une période donnée et dans un but donné, tel que perdre du poids, et soyons honnêtes : qui n’a pas triché lors d’un régime ? En règle générale, les régimes alimentaires ne concernent que notre personne.

Le Véganisme en résumé

Cependant, devenir vegan•e n’est pas juste une nouvelle manière de repenser nos habitudes alimentaires, une série de nouveaux menus. En réalité, le véganisme ne nous concerne pas du tout. Le véganisme est une position éthique, une vue globale du monde. Le véganisme se concentre sur les êtres qui partagent cette planète avec nous, les individu•es sentient•es qui tiennent à leur vie, qui ne sont pas des objets à posséder et à détruire quand ça nous chante. Il•Elles ne sont pas là pour qu’on les utilise et qu’on les réduise en esclavage. Devenir vegan•e revient à comprendre et à accepter cela.

Cette acceptation a des implications profondes et de grande envergure : les vegan•es cessent de porter ou d’utiliser toutes substances dérivées des corps des autres dont leurs peaux, leurs plumes ou fibres, nous cessons de financer et de promouvoir leur souffrance et leur misère dans tous nos choix de consommation journaliers d’articles de toilette, de matériel de nettoyage, de divertissement et bien entendu nous arrêtons de consommer toutes les substances dérivées des corps des non-humains : leur chair, leur lactation, leurs œufs, tout. En résumé, nous tentons, à travers chacun de nos choix, de causer le moins de tort possible aux autres et si c’est le cas, nous choisissons ce qui en cause le moins possible.

Les Humain•es sont juste une autre espèce

Ce n’est pas une quête vers la pureté personnelle (pour reprendre une critique que j’ai rencontrée), mais plutôt une admission consciente de notre place en tant que simple espèce sentiente, bien qu’étant une espèce avec la capacité de prendre des décisions morales basées sur le large éventail de choix qui s’offrent à nous. C’est un rejet de la violence que nous avons apprise dès notre plus jeune âge et que nous soutenons comme étant la norme. Plutôt que de se glorifier dans tout sentiment perçu de supériorité, je suggérerais que la majorité des vegans sont on ne peut plus conscient de leur fragilité et de leurs erreurs passées. Ayant ouverts les yeux sur les torts inutiles que nous avons commis dans le passé, nous leur tournons le dos et cherchons à partager un message qui libère les non-humains de la tyrannie égoïste de l’humanité.

Qu’avons-nous à y gagner ?

Je plaide toujours pour le véganisme comme une question morale. Ôter inutilement la vie d’êtres sentients, la manipulation de leurs systèmes reproducteurs, la destruction de familles et de liens sociaux, l’esclavagisme, la captivité, la mutilation et le restant des horreurs constituent la forme ultime de l’arrogance humaine. L’essence du véganisme est qu’il n’est pas mené par intérêt personnel. La plupart des vegan•es que je connais seraient vegan•es peu importe les bénéfices qu’ils en tireraient. Il est cependant utile pour nous tous d’avoir les liens suivants sous le bras pour information.

L’alimentation végétalienne et la santé

Quand on se penche sur les faits, il est difficile de comprendre la résistance rencontrée lorsqu’on affirme que le véganisme est bon pour la santé. En tant que mère, cela me brise le cœur de savoir que cette information n’était pas à ma disposition lorsque mes enfants étaient encore petits. En tant qu’adultes, nous pourrions décider seuls des risques que nous courrons dus à la manière dont nous vivons. Je pourrais risquer mon propre bien-être, et je l’ai fait dans le passé, mais je n’aurais jamais pris de risque pour le bien-être de ma famille si j’avais connu la vérité. C’est une profonde source de regret pour moi.

Au fil du temps, de plus en plus d’autorités en matière de santé tiennent à être comptées parmi celles proclamant les bénéfices en matière de santé d’une alimentation évitant toute substance dérivée des corps des autres, fournissant d’impressionnantes statistiques en ce qui concerne les risques réduits de contracter de graves maladies invalidantes tel que les maladies cardiaques, le cancer, le diabète, l’ostéoporose et bien d’autres qui surchargent les systèmes de soin de santé à travers le monde.

Voici un condensé de liens et de citations pour information.

Liens et informations

Association américaine de Diététique :

“La position de l’Association américaine de diététique est que les alimentations végétariennes bien conçues (y compris végétaliennes) sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs.”

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19562864

Association Anglaise de Diététique:

« Les alimentations végétariennes bien conçues peuvent être nutritives et saines. Elles sont associées à des risques réduits de maladie cardiaque, de diabète de type 2, d’obésité, de certains types de cancer et de niveaux réduits de cholestérol sanguin. »

http://www.bda.uk.com/foodfacts/vegetarianfoodfacts.pdf

Association des diététiciens australiens:

« Les alimentations végétaliennes sont un type de régime végétarien dans lequel seuls des aliments d’origine végétale sont consommés. Ils diffèrent seulement des autres régimes végétariens dans le sens où aucun produit animal n’est consommé ou utilisé. Malgré ces restrictions, avec une bonne planification, il est possible d’obtenir tous les nutriments requis pour une bonne santé avec une alimentation végétalienne. »

http://daa.asn.au/…/smart…/nutrition-a-z/vegan-diets/

Diététiciens du Canada :

« Un mode d’alimentation végétalien a beaucoup de bénéfices potentiels pour la santé. Cela comprend moins de risque d’obésité, de maladies cardiaques, de pression artérielle élevée, de diabète de type 2 et certains types de cancer. Les autres avantages incluent des niveaux de cholestérol sanguine réduits et un risque réduit de calculs biliaires et de problèmes intestinaux. Les végétaliens doivent s’assurer d’inclure assez de nutriments notamment de protéines, de fer, de zinc, de calcium, de vitamine D, de B12 et d’acides gras omega-3. Une alimentation végétalienne bien conçue peut assurer tous ces besoins. Elle est sûre et saine pour les femmes enceintes et allaitantes, pour les nourrissons, les enfants, les adolescents et les personnes âgées. »

http://www.dietitians.ca/…/Eating-Guidelines-for-Vegans

Société Américaine contre le Cancer :

« Certaines études associent les alimentations végétariennes à un risque réduit de maladie cardiaque, diabètes, pression artérielle élevée, obésité et certains types de cancer tel que le cancer du côlon. Une alimentation végétarienne stricte doit être correctement conçue pour s’assurer d’obtenir tous les nutriments requis. »

http://my.clevelandclinic.org/services/heart/prevention/nutrition/food-choices/understanding-vegetarianism

Ecole de Santé Publique d’Harvard :

« Avec un petit peu de préparation, une alimentation végétarienne équilibrée et variée peut assurer l’apport en nutriments de presque tout le monde. »

http://www.dining.harvard.edu/vegvgn

Clinique de Cleveland :

« Une alimentation végétalienne ne présente vraiment aucun désavantage ! Une alimentation à base de végétaux présente de nombreux bénéfices pour la santé, notamment un risque réduit de maladie cardiaque, d’hypertension, de diabète de type 2 et de cancer. Elle peut également aider à diminuer les niveaux de cholestérol sanguin et de pression artérielle, et aussi à maintenir un poids de santé et une bonne santé osseuse. »

http://my.clevelandclinic.org/services/heart/prevention/nutrition/food-choices/understanding-vegetarianism

Hopital Presbitérien de New York:

« Les personnes suivant une alimentation végétarienne sont  en relativement meilleure santé qui ceux qui n’en suivent pas. Les végétariens ont tendance à avoir des taux moins élevés d’obésité et moins de problèmes chroniques de santé, dont certains cancers, maladies cardiaques, pression artérielle élevée, et diabètes. »

http://www.lakeareamc.com/lake-area-medical-center/health-library.aspx?iid=1_1876

Centre Médical Ronald Reagan UCLA (UCLA) :

« Certains des effets bénéfiques d’une alimentation végétarienne peuvent comprendre : niveaux de cholestérol sanguin réduits, ainsi que de pression artérielle ; risques réduits de maladies cardiaques, de certaines formes de cancer, et de troubles digestifs comme la constipation et les maladies des diverticules ; risques réduits d’obésité et d’autres formes de diabètes. »

http://www.dining.ucla.edu/housing_site/dining/SNAC_pdf/Vegetarianism.pdf

Ecole Perelman de Médecine (Penn Med) :

« Une alimentation végétarienne bien conçue peut vous fournir une bonne nutrition. Une alimentation végétarienne vous aide souvent à être en meilleure santé. Adopter une alimentation végétarienne peut vous aider à : réduire les risques d’obésité ; réduire les risques de maladies cardiaques ; réduire votre pression sanguine ; réduire vos risques de diabète de type 2. »

http://www.pennmedicine.org/encyclopedia/em_DisplayArticle.aspx?gcid=002465&ptid=1

Journal Permanente :

« Manger de façon saine pourrait être le plus facilement atteint grâce à une alimentation basée sur les végétaux, ce que nous définissons comme une alimentation encourageant la consommation d’aliments végétaux complets et décourageant la viande, les produits laitiers et les œufs ainsi que tous les produits raffinés et transformés. Nous présentons une étude de cas comme exemple des effets bénéfiques potentiels d’une telle alimentation. La recherche montre que les alimentations végétales sont des interventions rentables et à faibles risques pouvant réduire l’indice de masse corporelle, la pression sanguine, l’HbA1C, et les niveaux de cholestérol. Elles pourraient également réduire le nombre de médicaments nécessaires pour traiter les maladies chroniques et réduire les taux de mortalité liés aux maladies cardiaques ischémiques. Les médecins devraient envisager de recommander une alimentation à base de végétaux à tous leurs patients, surtout ceux présentant une pression artérielle élevée, un diabète, une maladie cardiovasculaire, ou de l’obésité. »

http://www.thepermanentejournal.org/issues/2013/spring/5117-nutrition.html

Clinique Mayo :

« Une alimentation végétarienne bien conçue peut couvrir les besoins des personnes de tout âge, y compris les enfants, adolescents, et femmes enceintes ou allaitantes. La clé est d’être attentif/attentive à vos besoins nutritionnels afin de pouvoir concevoir une régime alimentaire les couvrant. »

http://www.mayoclinic.com/health/vegetarian-diet/HQ01596

Dr Michael Greger :

“Voici le top 15 des causes de décès, et une alimentation végétale permet de les éviter presque toutes, peut aider à en traiter plus de la moitié, et dans certains cas peut même inverser la progression de la maladie, dont nos 3 premiers tueurs. »

http://nutritionfacts.org/video/uprooting-the-leading-causes-of-death/

Walter Willet, Directeur du department Nutrition de Harvard :

« Les humains n’ont aucun besoin nutritionnel de lait animal, un ajout évolutionnaire récent dans notre alimentation, » Willett et ses co-auteurs, David Ludwig, de l’Hôpital pour Enfants de Boston, ont écrit un article publié en septembre dernier dans le journal, JAMA Pediatrics…. : « la recommandation de 3 portions de lait par jour n’est pas justifiée et est susceptible de causer du tort à certaines personnes. La justification principale est la santé osseuse et la réduction des fractures. Cependant, des études prospectives et des essais cliniques randomisés n’ont systématiquement montré aucune relation entre l’apport en lait et le risque de fractures. Par contre, de nombreuses études ont montré une relation entre la consommation élevée de lait et le risque de cancer de la prostate mortel ou métastasique, et cela peut s’expliquer par le fait que l’apport en lait augmente les niveaux sanguins d’IGF-1, une hormone favorisant la croissance. »

http://archpedi.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1704826&resultClick=3

Service National de Santé du Royaume-Uni

« Avec une bonne préparation et une compréhension de ce que constitue une alimentation végétalienne équilibrée et saine, vous pouvez obtenir tous les nutriments dont votre corps a besoin. »

http://www.nhs.uk/Livewell/Vegetarianhealth/Pages/Vegandiets.aspx