[Traduction] Qu’est-ce qui ne va pas avec les œufs de basse-cour ?

Traduction de http://peacefulprairie.org/backyard-eggs.html

Suite à la popularisation croissante de l’agriculture urbaine, de plus en plus de personnes cherchent à commencer leur propre élevage de jardin, croyant qu’en élevant (ou adoptant) des poules et en veillant à leur bien-être, elles pourront éliminer la souffrance inhérente de la production d’œufs.

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La triste réalité est que, peu importe la façon dont sont traitées les poules pondeuses durant leurs vies raccourcies, elles restent le produit d’une cruauté immense et intentionnelle qui leur sera infligée seulement parce que les gens veulent consommer des œufs.

Cette cruauté cachée inclut la misère des parents enfermés qui sont élevés en premier lieu avant d’être tués dans leur jeune âge ; elle inclut l’assassinat en masse des frères et sœurs « non-rentables » (les poussins mâles et les poussins femelles « défaillantes ») ; elle inclut les handicaps qui sont infligés génétiquement au nom de la surproduction d’œufs ; elle inclut une courte vie dans un environnement social et biologique réduit ; elle inclut une mort prématurée et horrible.

Consommer des œufs, même de poules sauvées, revient à légitimiser et à perpétuer cette souffrance.

[Traduction] Qu'est-ce qui ne va pas avec les oeufs de basse-cour ?

Si vous avez été amenés à croire que la production d’œufs de jardin est une alternative humaine, ou que consommer des œufs de poules sauvées peut être éthique, merci de vous demander :


1. D’où viennent les poules ?
2. Où sont leurs frères ?
3. Où sont leurs parents ?
4. Qu’arrive-t-il aux corps des poules à force d’être génétiquement manipulées pour produire une quantité artificiellement élevée d’oeufs artificiellement gros ?
5. Qu’arrive-t-il aux poules lorsqu’elles arrêtent de pondre des œufs à un rythme rentable ?
6. Pourquoi les poules sont-elles ici, coupées de leur monde naturel et empêchées de vivre naturellement ?
7. Pourquoi voit-on les poules, et les autres animaux, comme nourriture ou source de nourriture ?


1) D’où viennent les poules ?

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La plupart des amateurs démarrant un élevage de jardin commandent leurs poussins chez les mêmes couvoirs qui fournissent les élevages industriels. Parmi les 500 millions de poussins qui éclosent annuellement aux États-Unis pour la production d’œufs, 500 millions se voient refuser l’attention, la chaleur et la protection de leurs mères. Les poussins sont incubés dans des tiroirs métalliques où la communication complexe et constante qui a lieu entre la mère et ses embryons est remplacée par le froid silence des machines.

Après 21 jours, les poussins picorent leur chemin vers un monde où leur seule expérience de l’amour maternel est celui de leur amère absence. Âgés d’à peine quelques heures, ces orphelins vulnérables seront bousculés sur des machines, malmenés, triés, sexés, souvent en forçant les organes sexuels internes des nouveaux-nés vers l’extérieur, séparés en mâles et femelles, et ensuite à nouveau jetés sur le tapis roulant pour être emmenés vers leur prochain calvaire.

Les femelles nouvellement écloses (poulettes) sont emballées et envoyées via les bureaux de postes américains vers les éleveurs amateurs, enthousiastes des œufs de jardin et magasins d’alimentation à travers tout le pays. Vu qu’environ 10% de ces enfants fragiles meurent en transit du stress du transport et de l’enfermement sans nourriture, eau, ou de contrôle de température de 24 à 72h (parfois plus long), les couvoirs ajoutent toujours plus de poussins que demandés. Souvent, ces bébés supplémentaires, appelés « remplisseurs », sont des mâles qui ont soit été incorrectement identifiés comme femelles, ou simplement utilisés comme matériel d’emballage au lieu d’être écartés d’une autre manière.

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2) Qu’arrive-t-il aux poussins mâles ?

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Les 250 millions de poussins identifiés comme mâles (coquelets) sont tués le jour de leur éclosion car ils sont inutiles au producteur d’œufs, vu leur incapacité à pondre des œufs. Leur courte existence sur terre est emplie de peur, d’égarement et de peur, lorsque les travailleurs les poussent à travers les étapes sinistres de leur voyage depuis l’incubateur jusqu’au charnier : tri, sexage, séparation, abattage.

Lorsqu’ils sont jetés des tiroirs d’éclosion sur le tapis roulant, aux bacs de tri ; lorsqu’ils sont malmenés pendant le processus de sexage ; lorsqu’ils sont rejetés sur le tapis roulant menant aux mâchoires déchirantes d’une broyeuse, ou à l’agonie de la chambre à gaz, ou à l’horreur des sacs d’étouffement, ou à la lente agonie dans une benne remplie des corps mourants de leurs frères, ces nouveau-nés n’arrêtent pas d’appeler leurs mères. Ils peuvent ne rien connaître du monde dans cette nouvelle vie mais ils savent cela : ils méritent de vivre, ils méritent d’être aimés, et ils affirment cette certitude jusqu’à leur dernier souffle.

Les quelques coquelets qui ne sont pas tués immédiatement sont utilisés comme matériel d’emballage pour les poussins femelles envoyées aux amateurs. S’ils arrivent en vie à destination, ils seront soit massacrés à 6-8 semaines lorsque leur genre devient apparent, ou ils seront abandonnés à des refuges pour être « euthanasiés ». Pour un aperçu des méthodes générales d’élimination de poussins des couveuses, veuillez consulter les vidéos intégrées ci-dessous.

Si les poussins éclosent en ferme, les coquelets de chaque accouplement sont « respectueusement » tués à la ferme, à l’aide d’une « paire de ciseaux aiguisés, ou d’un couteau dans le cou, ou d’une hache sur un billot ».

Sur les 500 millions de poussins « pondeurs » éclos annuellement aux États-Unis, 50 à 60% sont amenés dans ce monde juste pour être tués leur premier jour car ils sont des mâles, les 10 à 20% restant devant s’attendre à mourir de stress ou d’autres facteurs. Ce sont les enfants “déchets” de l’industrie des œufs : les mâles, les femelles « défaillantes », les malades et les blessés.

Car l’infanticide de masse est la base de la production d’œufs, les couvoirs font éclore trois fois plus d’œufs que le nombre de poussins qu’ils comptent vendre, et le coût du traitement et de l’élimination des bébés « déchets » est inclus dans le prix demandé pour chaque poussin femelle.


http://www.granjasdeesclavos.com/files/videos/sexado_pollos.swf

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3) Qu’arrive-t-il aux parents ?

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Les parents des futures poules pondeuses sont généralement débecqués en vue d’une courte vie d’enfermement stressant. Le débecquage, une amputation partielle du bec de l’oiseau, qui coupe à travers l’os, le cartilage et les tissus mous, est si douloureux que certains oiseaux meurent de choc sur le coup, alors que d’autres, incapables de manger ou boire, meurent lentement de faim et de déshydratation. Les survivants endurent une douleur chronique, à vie, similaire à la douleur du membre fantôme de leurs becs défigurés.

Les jeunes oiseaux parents sont confinés dans des hangars gigantesques où ils seront élevés pendant la durée de leur courte vie. Incapables d’échapper à la foule ou de se défendre contre les coqs, les poules sont surmontées, subissant des blessures par écrasement, os cassés, perte de plumes importante, douleurs génitales et ventres distendus.

Aucune de ces poules ne pourront voir un seul de leurs bébés. Chacun des 90 milliards d’œufs produits annuellement aux Etats-Unis provient d’une poule à qui on a enlevé la liberté d’élever son petit. Chaque année, au bout de leur premier cycle de ponte, les poules qui ont survécu à l’épreuve des viols multiples, sont écartées et remplacées par des « génitrices » plus jeunes.

Les poules reproductrices “usées” sont tuées en masse par les moyens économiques les plus rapides et les plus économiques, mais un petit nombre d’entre elles sont vendues à prix réduit aux petits fermiers qui utilisent les œufs de ces « parents de réforme » pendant un an ou deux avant de les abattre.

Lorsque les paysans urbains achètent des poussins, ou des œufs fertilisés à faire éclore dans des incubatrices maisons, aussi bien le poussin que les œufs proviennent de ces oiseaux parents torturés.

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4) Qu’arrive-t-il aux corps des poules à force d’être génétiquement manipulées pour pondre une quantité artificiellement élevée d’œufs artificiellement gros ?

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Les poules libres, comme tous les oiseaux, pondent seulement une fois par an (habituellement au printemps) et seulement en vue d’assurer la survie de leur espèce : environ 10 à 20 œufs. Les poules domestiquées ont été sélectionnées pour pondre entre 260 à 300 œufs par an. A force d’avoir été génétiquement manipulées pour pondre une quantité artificiellement élevée d’œufs artificiellement gros, les poules pondeuses souffrent d’une série de troubles invalidants de l’appareil reproducteur, bon nombre d’entre eux pouvant être mortels.

Cela comprend : la dystocie (les œufs coincés dans le canal aviaire et qui passent lentement et douloureusement, ou qui ne peuvent pas du tout passer, déclenchant des infections dangereuses qui aboutissent souvent à la mort), le prolapsus utérin (en forçant tous les jours pour expulser de gros œufs, l’utérus de l’oiseau peut ressortir par l’orifice anal, menant à une douloureuse infection et une mort lente et agonisante) ; tumeurs du canal aviaire ; péritonite, ostéoporose et fracture des os associées.

Même lorsqu’elles sont sauvées et qu’on leur permet de vivre sereinement, beaucoup de poules pondeuses ne peuvent être sauvées de la douleur et de la souffrance qui a été insérée dans leurs systèmes reproducteurs au nom de la production d’œufs.

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5) Qu’arrive-t-il aux poules lorsqu’elles arrêtent de pondre à un rythme rentable ?

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A l’âge de 1,5 à 3 ans (une fraction de l’espérance de vie naturelle d’une poule), lorsque la capacité d’une poule à pondre un œuf presque tous les jours diminue, elle est considérée comme « usée » et est écartée de la manière la plus économique possible.

Si elle fait partie d’un élevage urbain, elle sera probablement « respectueusement » décapitée dans son propre jardin ou arrière-cour par l’une des personnes qu’elle connaissait et en qui elle avait confiance. Si elle fait partie de poules “libre-parcours”, elle pourrait être jetée dans un immense fût en métal et gazée à côté d’une centaine de ses sœurs terrifiées ; ou elle pourrait être enfermée dans un hangar scellé et noyée dans une mousse extinctrice ; ou elle pourrait être envoyée en abattage « basse priorité » (ce qui veut dire que l’agonie du transport et du « processus » dureront bien plus longtemps).

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6) Pourquoi les poules sont-elles ici, coupées de leur monde naturel et empêchées de vivre naturellement ?

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Comme tous les animaux domestiques, les poules sont isolées de leur habitat naturel dans lequel elles ont évolué pendant des millénaires, et forcées de rester à jamais vulnérables et dépendantes des individus mêmes qui profitent de leur souffrance et de leur mort. Eloignées des structures sociales complexes qui ont gouverné leurs communautés libres, et enfermées, sans possibilité de s’échapper, dans un monde humain où elles n’ont aucune place dans le présent, aucun lien avec le passé, et aucune possibilité d’un futur libre, les poules de ferme n’ont pas voix dans les aspects les plus importants de leurs vies.

Les humains décident :

De l’endroit où elles vivront ;
Si elles connaîtront un jour leur mère ;
Si, et pendant combien de temps, elles nourriront leurs poussins ;
Quand, et si, on leur permettra de voir ou d’être avec leurs familles et leurs ami·es ;
Quand, comment, et si, elles se reproduiront ;
Ce qu’elles mangeront, quand, et quelle quantité ;
L’espace de perchoir qu’elles auront, si elles y ont seulement droit ;
Si elles auront droit à de l’espace pour gambader, et la grandeur de celui-ci ;
Des mutilations et mutations génétiques auxquelles elles seront soumises ;
Des soins vétérinaires qu’elles recevront, si elles en reçoivent ;
Le moment, le lieu et la manière dont elles mourront.

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7) Pourquoi continue-t-on à voir les poules, et les autres animaux, comme de la nourriture ou comme une source de nourriture ?

their-eggs5Au Sanctuaire Peaceful Prairie, les œufs sont rendus aux poules.

Le corps d’un être sentient et ses secrétions ne sont pas des choses que nous devons manger, pas plus que le sont ceux d’un être humain.Consommer des œufs (même de poules sauvées), ou les donner à des gens qui achèteraient à la place des œufs de batterie, ne « réduit pas la souffrance », cela légitimise la souffrance, cela demande la souffrance, cela perpétue la souffrance en cautionnant la pratique même de la violence contre laquelle nous luttons et à laquelle nous voulons mettre fin.

La poule pourrait ne pas savoir que son corps douloureux, sa servitude, son isolement, et toutes les misères qu’elle subit lui sont infligées intentionnellement, systématiquement, et uniquement pour le plaisir gustatif des humains, mais vous le savez.

Elle pourrait ne pas savoir que l’œuf fertilisé qui lui a fait voir le jour était le résultat de l’enfermement et du viol, ou que les poules comme elle sont le produit de l’infanticide de masse, mais vous le savez.

Elle pourrait ne pas savoir que le coût de l’abattage des enfants mâles, des parents d’élevage « usés » et des poules « usées » est compris dans le prix des œufs, mais vous le savez.

Elle pourrait ne pas savoir que, si nous devenions vegan·es, les horreurs qu’elle et son espèce sont forcées de subir cesseraient, mais vous le savez.

Agissez en conséquence. Devenez vegan·e et informez les autres sur la violence et l’injustice inhérente à tous les choix non-vegans. Sauvez (n’achetez pas) des poules et autres animaux, respectez leurs vies, et rappelez-vous de toujours rendre les œufs aux oiseaux : elles en sont, au final, les seules véritables propriétaires.

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